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 The last of us

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Abelone Larsen
AdminDate d'inscription : 08/04/2015
MessageSujet: The last of us   Lun 13 Aoû - 20:12


Space Invader
and I have been ash turned to dust to dirt, and from the earth I will grow again.

Entrée dans l’atmosphère. Le voyage s’annonce bien plus pénible que ce qu’elle avait escompté. Le vaisseau tremble. La zone de turbulences est en approche. La thermosphère rassemble une concentration de débris bien plus dense que la ceinture d’astéroïdes qui sépare Mars de Jupiter, une vraie galère ! Et ils ne sont pas tous composés de roches, de glace et de métal. De ce qu’analyse le vaisseau, la plupart sont des déchets artificiels fabriqués de la main de l’Homme. La pollution orbitale lui paraîtrait presque être une barrière aux intrusions extraterrestres. Et pour sa défense, elle est diablement efficace. M’gann, reprend le contrôle des commandes de son navire spatial et fait slalomer la navette entre les corps terrestres de cette décharge céleste. Chorégraphie sidérale d’une funambule qui danse avec la mort. Ils sont trop nombreux et trop rapides pour qu’elle échappe éternellement à leur attractive présence. Choc latéral, le pilotage ne répond plus. Le vaisseau concentre une partie de ses ressources à sa réparation, l’autre à tenir un habitacle hospitalier à la vie martienne qu’il abrite. L'embarcation dérive mais s’enfonce toujours plus profondément dans les strates avec un mauvais angle qui l’empêche d’optimiser la friction atmosphérique et de réduire considérablement la vitesse de croisière. La fragile et magnifique planète bleue disparaît du champ de vision dévoré par les couleurs rose et orange du plasma. La pression est trop forte, la température trop lourde et les douleurs trop abominables pour la naufragée interstellaire. M’gann sombre dans l’inconscience, le monstre qu’elle abrite prend le pas sur son apparence de femme chat.

L’OVNI est trop rapide pour les satellites et les avions de chasse, il pénètre la troposphère sans difficultés, avec un peu de chance il s’écrasera dans un océan sur cette planète composée à 70 % d’eau. La bonne étoile est absente de la voie lactée, c’est en plein désert de Sonora qu’il se crash, après avoir parcouru une partie des USA en rase motte. La collision est colossale, l’onde de choc magistral et le nuage de fumée encore trop épais pour laisser apercevoir le cratère lunaire qu’il vient de créer dans le sol. Aucune perte humaine n’est à déplorée mais la frontière est bien gardée. Les agents fédéraux veillent à ne laisser entrer dans leur pays aucun étranger, ne fusse leur plus proche voisin, alors une abomination venue tout droit d’une autre planète…
Passé la surprise et l'appréhension, les troupes se rassemblent, s'organisent. Faire face à une attaque venu d'ailleurs est un exercice auxquels ils sont rompus, ce n'est pas la première fois qu'un emmerdeur intergalactique pose le pied sur leur planète et il n'y en a aucun qui l'a fait pliée. Les renforts sont déjà en route. Et les hommes de la Border Patrol s'avancent prudemment de la zone d'impact. La martienne est éjectée  de son vaisseau en feu, pour son propre salut, il faut plusieurs dizaines de minutes pour refaire surface, son facteur régénérant fonctionnant à plein régime. Son corps est un immense sac de douleur qu'elle traine avec difficultés. Elle rampe plus qu'elle ne marche. Son esprit est encore tellement groggy que M'gann ne se rend pas compte du spectacle qu'elle offre dans cette apparence épouvantable, la martienne ne cherche qu'à fuir les flammes. Les particules de terre retombe lentement pour laisser apparaître ce cadeau des étoiles.

« Oh bordel, on le sauce ! »

Et en guise de bienvenue, nulle couronne de fleur mais une pluie de balles qui rossent son épiderme protégé par la densité de ses molécules. Le monstre cache ses yeux fragilisés et sa souffrance. Elle ne ripostera pas. Elle a trop idéalisé la Terre pour y connaître un nouveau cycle de violence. Dans une tentative désespérée, sa télépathie amoindrie atteint les esprits des premières lignes qui se sont reculées pour recharger. Ainsi, elle est certaine qu'ils puissent la comprendre.

* Laissez-moi tranquille. Je ne vous veux aucun mal. Je ne suis pas un danger. *

Facile à dire quand on a la gueule d'un prédateur, plus difficile à croire quand on fait face à une bestiole de deux mètres qui semblent sortir du dernier sous-sol de l'enfer.
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆


(c) masterpeace


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